L’Anthropologie de la plage

plage a la une

J’adore. Regarder comment les corps dénués se révèlent en tant que les images des âmes qui les habitent. C’est bien pour ça que j’adore marcher sur les plages, d’été, avec mon appareil photo, et le capturer en portraits, presque totalement anonymes. Et m’embarquer dans leurs histoires…

(Cliquez sur l’image ou ici pour accéder à la galerie)
Anthropology of the beach

J’aime plonger dans les profondeur de la société humaine.

Me demander quelles histoires les personnes atour de moi racontent. J’aime bien me perdre dans une variété des formes, des postures, de vetements réduits à l’essentiel qui montrent la vraie peau des personnes…

Transformer dans ma fantaisie le tout petit Lac de Gurson en la rivière Gange, suivre les périples d’un père sans visage qui dévient le constructeur de le monde de son enfant, avec la pâle en plastique et le seau pour former des tours.

Les gamins jouent à la guerre, ils creusent des trous/tranchées, ils cherchent des jouets de conflits. C’est inévitable, c’est propre de la vie et de l’expérience humaine. Se préparer au monde qui viendra. Tout simplement s’adapter à un monde d’adultes qui impose avec un jeu de plus en plus moins drôle, une logique de requins. Les parents surveillent.

Beaucoup d’yeux regardent vers l’horizon. Combien c’est rare se prendre le temps de le faire aujourd’hui pour l’être humaine de l’anthropocène! Il n’a pas plus le temps de le faire. Pour beaucoup d’eux probablement même le sensé de cet geste ancestrale est désormais oublié, mis à côté dans une course quotidienne pour gagner la titre du meilleur mouton du troupeau. Qu’est-ce que chacun d’eux cherche, la tète tourné au délà du visible?

Un match de foot à poil, une partie à beach ball, une cache-cache atours du Bunkers.

Et pourquoi, je me demande, tout le monde s’approche de ces vestiges de guerre? Dans une plage sauvage, avec l’océan qui crie avec sa majestueuse puissance, pourquoi dans ce marée de douce et chaude sable, se réparer de la nature à côté du dur beton des blockhaus?

Si on tombe sur la sable on se fait pas du mal. On pourrait presque abandonner toutes les défenses.

 

Et au même temps, tous ces corps désignes des individualités remarquables. Une fois nus face de la nature de laquelle nous venons, nous nous ré-approprions de nôtre singularité et unicité. Comme si rien que les vetements, vendus pour sembler un objet d’émancipation des dynamiques des masses, soient en réalité le moyen principale de “mise à niveau” de l’être humain par partie de son système.

Laisser tomber les serviettes.

Laisser les culs prendre de l’aire, un petit couille qui dépasse du maillot.

Un titton qui s’érige à monter plus haut de ce petit château de sable appelé société.

Un regard direct, un doigt pointé: ATTENTION! La vieille couple émergera à la prochaine lune, pour réclamer sa privacy violé. Mais de toute façon, personnes les cherchera ici sur le web. C’est juste une autre marée qui nous entoure. Un horizons plat sous forme d’une surface en cristaux liquides.

Une amphétamine digitale qui nous abbrutisse et qui nous rende fondamentale retourner à regarder la réalité avec nos yeux.

Marées des peaux en cherche de vitamine dans un monde sentimentalement bétonné. J’ai toujours envie de surfer sur les vagues de ces peaux.

Demain j’irai à la plage. Vous, faites ce que vous préférez!

 

 

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